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Un autre retour sur le Rendez-vous des Automn'Halles avec Alain Rizzolo

Rendez – vous avec un écrivain … romantique mais pas que …


Dans une ambiance conviviale et chaleureuse au Bar du Plateau, s’est déroulé le premier rendez-vous de la saison hivernale des Automn’halles avec, comme invité Alain Rizzolo, « le plus provençal des écrivains Sétois ».

« Une oeuvre romantique », lui suggère d’emblée Laurent Cachard qui anime la rencontre.

« Car vos écrits font une place au temps, à la nature, et à l’amour ».

Souriant malicieusement Alain Rizzolo l’illustre par la place donnée à un galet dans la première nouvelle de son dernier livre «Les terrasses de Sperlonga ». Les minéraux gardent l’empreinte du temps au fil des millénaires et les traces qu’ils portent sont des liens vivants avec le passé qui me touchent .

Par-delà le romantisme, Alain Rizzolo est un écrivain dont les points d’appui sont l’histoire et la science. « Je suis un lecteur assidu de Science et Vie qui nourrit mon imaginaire ».

« Quant à l’amour, très souvent je m’appuie sur des histoires vraies ». Et dans ce domaine, la réalité dépasse parfois la fiction.

L’autre grande caractéristique d’Alain Rizzolo, c’est son engagement sans faille sur les causes de la culture et des migrants.

Dans « L’homme-phare », son dernier roman, il raconte l’histoire inspirée de faits véridiques d’un immigré italien qui, tous les jours de l’année, plongeait dans l’Orb la nuit avec une lampe tempête sur la tête pour signaler les hauts fonds. Il assurerait ainsi sa subsistance et celle de sa famille jusqu’à ce qu’un jour il disparaisse emporté par les flots.

Ce livre dont le thème est similaire à celui de la dernière nouvelle de son recueil est un hommage au courage des migrants d’hier et d’aujourd’hui. Et il lance un regard alarmiste sur ce qui se passe en Méditerranée. « Le berceau des civilisations …qui devient une mer rouge de sang ».

Ainsi, se tient droit, modeste et l’œil brillant, Alain Rizzolo, nous rappelant pour conclure que dans le domaine de la littérature « il n’y a aucun roman qui n’ait pas déjà eu lieu dans l’histoire des hommes ».

Du haut de ses vaillants 85 ans, il termine en citant Epicure « Tant que la mort n’est pas, je suis ».

Chapeau, l’artiste.

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