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André Gardies en rendez-vous au Bar du Plateau samedi 23 mars à 11h


 Personnalité très attachante, André Gardies a su intéresser un public attentif en évoquant son parcours. D’emblée, l’évidence prend forme que son discours est matière à dire et à écouter. Il parle des deux passions qui ont structuré sa vie jusqu’à maintenant : le cinéma et la littérature.  Après une carrière d’enseignant, en dernier comme professeur d’études cinématographiques à l’Université Lumière-Lyon 2, il profite de sa retraite pour revenir à ses amours littéraires et se consacre entièrement à l’écriture de fiction et de récits documentaires. Il ancre ses fictions dans un cadre familier qu’il apprécie. Pour lui, l’écriture est un retour et une interrogation sur soi. Dans son dernier roman, La promesse de la mer, il met en scène un ancien cameraman de la Calypso qui accepte de tourner un film sur la pêche artisanale traditionnelle au Grau. Pourquoi revient-il sur les lieux de son enfance et adolescence alors que, pendant 50 ans, il s’en était volontairement tenu éloigné ? Besoin de renouer avec le passé ? André Gardies choisit de nous lire un extrait de son prologue où se profile déjà les effets de la confrontation du passé et du présent avec les odeurs, les gestes familiers, les sentiments contradictoires passant de l’excitation à l’inquiétude, les questionnements, les souvenirs refoulés qui resurgissent : la promesse de la mer. Il nous parle de la conception de l’écriture romanesque comme un tissage dont les fils forment, s’entrecroisant, une histoire forte. Dans La promesse de la mer, le Grau d’aujourd’hui, le Grau d’avant (celui des années 50-60, celui de la pêche à la barque méditerranéenne, sujet du film documentaire), le tournage du film lui-même et la figure de Bianca, l’amour déçu. L’occasion aussi de croquer des portraits de familles de pêcheurs à fortes personnalités, toutes attachantes dans leur vérité et leur sincérité. André Gardies nous les fait vivre avec justesse et sensibilité, tout comme il fait vivre les paysages et la nature, la terre et la mer. Saluons enfin le travail de documentation très sérieuse sur le monde marin.

Pour finir, André Gardies nous présente une réédition de deux anciens romans en un seul, construit « tête-bêche », dans la série cévenole : d’un côté Les années de cendres et de l’autre Le monde de Juliette. Un fil rouge conducteur réunit ces deux fictions (l’amour d’un fils pour ses deux mères), expliquant cette présentation originale qui ne veut induire aucune hiérarchie.  

 



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